Marcel Schneider l'enchanteur

Marcel Schneider l'enchanteur

La littérature comme seul accès à la vie.

Ce matin-là, Marcel Schneider émergea d'un rêve particulièrement éprouvant. Il prit son journal intime et nota scrupuleusement tous les détails de sa méchante aventure onirique. Le simple contact de cette couverture en cuir souple et des pages en papier légèrement gaufré le rassura. Tous ses romans, contes ou nouvelles puisent leur inspiration dans des songes. Peut-être rajouterait-il à celui-ci quelques ors et ombres infernales.

Malgré une trentaine de romans et recueils, des essais sur l'art, la musique, la littérature fantastique, cinq tomes de mémoires et d'innombrables chroniques, Marcel Schneider occupe une place marginale dans le monde des lettres. Toujours à la lisière, un pied dans la célébrité, l'autre dans l'invisibilité, un temps dans les agréments de la société, un autre dans son univers personnel, son « tramonde », avec ses fantômes, ses fées, ses forêts, ses amours et ses maléfices. La logique du visible se trouve dans l'invisible si l'on sait en déchiffrer les ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard