Maquet, l'écuyer du mousquetaire

Maquet, l'écuyer du mousquetaire

Entre 1843 et 1854, Auguste Maquet est plus qu'un assistant pour Dumas. Leur étroite collaboration tournera à l'aigre, ce que relate le film L'Autre Dumas.

Si les héros de Dumas envahissent régulièrement les écrans (lire p. 78-79), l'écrivain n'a jamais été l'objet d'une vie filmée. Après le succès de la pièce Signé Dumas, le film de Safy Nebbou, L'Autre Dumas, constitue une première, même s'il ne s'agit que d'une tranche de vie. On avait tout à craindre de ce Dumas en Depardieu - l'Edmond Dantès pour la télévision avait naguère constitué un flagrant contre-sens où était le fantôme tragique de Monte-Cristo ?. Le Dumas représenté a certes pris un coup de vieux - il ressemble davantage à celui du retour de Russie 1859 qu'à celui de 1848, date à laquelle est supposée se dérouler l'action du film. Mais il y a entre l'acteur et son rôle une authentique sympathie : même désir d'éblouir, même soif de revanche du provincial sur les élites parisiennes. Quant à Auguste Maquet, il est bien servi par Benoît Poelevoorde, assez raccord avec le portrait que Dumas faisait de son collaborateur : « [Maquet] sort peu, se montre peu, par ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard