MALGRÉ LA CENSURE

MALGRÉ LA CENSURE

L'affaire Weinstein a été peu médiatisée en Chine. Néanmoins, le paysa connu ses premiers remous à la suite d'une affaire de harcèlement.

Se proclamer Mee Too ou balancer ses porcs, est-ce une affaire occidentale ou un enjeu universel ? La question n'est pas anodine - elle signe la différence entre une révolution mondiale ou culturellement ancrée. Il semble que le phénomène qui secoue actuellement l'Occident trouve des pendants au-delà de ses frontières. Nos confrères du Monde signalent ainsi l'apparition, sur les réseaux sociaux chinois, du mot clé « wo ye shi » , qui signifie « moi aussi », souvent utilisé par des étudiantes - d'après Human Rights Watch, elles sont 67 % à avoir subi le harcèlement. Rien à voir, cependant, avec la déferlante qui traverse l'Occident depuis l'affaire Weinstein - par ailleurs très peu médiatisée en Chine. L'État chinois et la censure veillent. Cependant, depuis décembre dernier, des témoignages dénonçant les pratiques éhontées des enseignants d'université ont émergé. La Chine tient aussi son premier cas de harcèlement devenu viral : il y a douze ans, Luo Xixi, jeune ...

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