Ma conversion ou le Libertin de qualité

Ma conversion ou le Libertin de qualité

Avant de devenir l'orateur de la Révolution qu'on connaît, Mirabeau mena une vie sulfureuse qui le conduisit à la Bastille de 1777 à 1781. Atteint par la petite vérole, d'une laideur puissante, le masque léonin, mâle monstrueux au physique et au moral, selon le trait de son propre père, il savait apparemment faire parler d'autres avantages. Ce roman libertin, cocasse et savoureux, dépeint un étalon cynique qui ne veut « plus foutre que pour de l'argent ». Récompensé pour ses talents, il n'hésite pas à satisfaire les plus repoussantes créatures, pourvu qu'elles possèdent de l'or, et à se consoler avec leurs jeunes servantes. Ce texte ravageur, d'une veine parfois sadienne, est dédié à un certain monsieur Satan et signé Con-Desiros, lettres de recommandation qui l'autorisent à figurer dans l'Enfer de feu la vieille dame de la rue de Richelieu.

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard