M. G. Lewis. D'un moine moite

M. G. Lewis. D'un moine moite

Avec Matthew Gregory Lewis (1775-1818), on retrouve une figure et un profil psychologique proches de ceux de Walpole et de Beckford : famille appartenant à la meilleure société (son père est secrétaire d'État au ministère de la Guerre), études classiques (public school, Oxford), tension entre un père fonctionnaire et une mère stigmatisée pour sa frivolité, conception de l'écriture pratiquée - avec intensité, sérieux et persévérance - comme un jeu grisant, un dilettantisme supérieur, importance des voyages dans la formation intellectuelle et la genèse de l'oeuvre littéraire, une oeuvre centrée autour d'un titre majeur et emblématique. L'étudiant oxfordien, né à Londres en 1775, écrit son chef-d'oeuvre, Ambroise ou le Moine, à La Haye, où il est en poste comme diplomate, durant son séjour de l'année 1794. Deux périples l'ont précédemment transmué : l'un dans le Paris révolutionnaire, en 1791, où il découvre les vertiges du théâtre « gothique » et sanguinolent, l'autr ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.