Mépris de classe

Mépris de classe

Quand une femme de ménage et un graphiste lancé, séparés, se disputent leur fils, sur fond de violence sociale.

Depuis son premier roman sur l'homoparentalité, Marion Brunet aborde les questions sociales d'une plume radicale. Comme dans L'Été circulaire, les personnages de son neuvième roman semblent embourbés dans un déterminisme implacable : « Ça fait longtemps qu'elle le sait, qu'elle compte pour rien ou pas grand-chose. Elle l'a su très tôt, vu que sa mère comptait déjà pas des masses. »

Vanda mène à Marseille une existence de misère. Avec son fils Noé, cette femme de ménage dans un hôpital psychiatrique vit dans un cabanon de fortune. Elle boit, et son irresponsabilité a parfois de quoi mettre mal à l'aise.

Un jour, le père de Noé réapparaît, tel un héros de tragédie, et découvre l'existence de son fils en même temps qu'il enterre sa propre mère. Ce graphiste a beau s'être embourgeoisé depuis son installation à Paris, son passé le rattrape avec sa fibre paternelle. Pour reprendre la main sur son fils, il n'hésitera pas à faire valoir sa condition matérielle supér ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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