MÉLENCHON, PAS SI ROBESPIERRISTE

MÉLENCHON, PAS SI ROBESPIERRISTE

Le leader des Insoumis et le révolutionnaire sont souvent comparés. Pas toujours à bon escient.

Lorsqu'il était jeune trotskiste, Mélenchon avait eu le choix de son blase. Déjà amoureux de la Révolution, Il aurait pu choisir « Maximilien ». Il préféra « Santerre ». Santerre, c'est « le général roulement », surnommé ainsi parce qu'il aurait commandé un roulement de tambour pour couvrir la voix de Louis XVI sur l'échafaud. Michelet a tracé le portrait de cet ancien brasseur de Bercy qui finit sa vie en spéculant sur les biens nationaux : « C'était une espèce de Goliath, sans esprit, sans talent, ayant les apparences du courage, du bon coeur et de la bonhomie. »

En pistant Mélenchon sur le chemin de la Révolution, on croise aussi Marat. Michelet, encore lui, note que celui-ci avait un médecin qui lisait son journal, L'Ami du peuple : « Quand il le voyait plus sanguinaire que d'habitude et qu'il tournait au rouge, il allait le saigner. » Y a-t-il un médecin chez les insoumis ? Au physique, en tout cas, Mélenchon rappelle davantage les révolutionnaires qui ont du ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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