Le Meilleur des mondes II

Le Meilleur des mondes II

Une fable acérée sur l'idéologie, voire la religion, que colportent les géants du web.

Le 3 janvier dernier, « Sept à huit » sur TF1 diffusait un reportage tourné chez Google, en Californie. Le meilleur endroit au monde pour travailler, avec ses locaux high-tech, sa cantine bio, ses salles de sport, ses ateliers d'origami ou de pâte à modeler censés décupler la créativité. Qui n'aurait envie d'être embauché par une boîte pareille ? Mae, l'héroïne du nouveau roman de Dave Eggers, en rêve la nuit. À ceci près que son entreprise idéale ne s'appelle pas Google mais « le Cercle », un méga-Google qui règne sans partage sur le web après avoir dévoré tous les géants du secteur, Yahoo, Facebook et tutti quanti. Le Cercle, c'est « quatre-vingt-dix-huit pour cent du marché de la recherche en ligne, quatre-vingt-huit pour cent de celui de l'e-mailing, quatre-vingt-douze pour cent du service de messagerie SMS ». Or, miracle : Mae est engagée ! Le roman commence à son arrivée sur le campus, une ville de 10 000 employés avec restaurants, cinémas, minigolf, épiceries macrob ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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