Lost City Radio

Lost City Radio

C'est dans une atmosphère quasi orwellienne que s'ouvre Lost City Radio : un régime totalitaire où le gouvernement a su faire taire ses dissidents, maîtriser les médias et orchestrer une histoire officielle pour ensevelir le passé. Daniel Alarcón ne nomme jamais ce pays d'Amérique latine qui est le théâtre de son premier roman car il s'attache précisément à dépeindre la rhétorique de l'effacement que doivent subir les peuples touchés par la guerre civile. Ici, les identités sont voilées, les destins s'écrivent en pointillé et les lieux ne sont plus désignés que par de simples numéros.

À travers une émission de radio qui envoûte des milliers d'auditeurs en convoquant le nom de quelques disparus, l'auteur dissèque les séquelles psychologiques et culturelles de ce type de conflit en adoptant le point de vue des victimes. Il jongle avec ces voix innocentes qui s'élèvent, chacune à leur tour, pour ressusciter leur histoire et préserver l'individualité qu'on a tenté de leur voler. ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé