L'orthographe : pour l'oeil ou pour l'oreille ?

L'orthographe : pour l'oeil ou pour l'oreille ?

Ce qui caractérise la langue française, c'est sa remise en question, ses mouvements, sa graphie et ses transformations au cours de l'histoire.

La linguistique en France naquit d'un pamphlet contre l'orthographe. En 1542, dans son Traité touchant le commun usage de l'escriture françoise, le grammairien Louis Meigret attaque avec vigueur la graphie de son temps, propose de fonder l'orthographe sur la prononciation, adopte une réforme cohérente. La polémique qui en résulte est non moins violente, Meigret finit par jeter l'éponge. Il aura tout inventé : la réforme méthodique de l'orthographe, la bronca que celle-ci ne manque jamais de susciter, l'échec final. Une tension s'installe durablement entre l'esprit de réforme et la tradition graphique, entre le mouvement et le patrimoine, mais aussi entre l'oral et l'écrit.

Les deux écoles

Depuis le débat fondateur des années 1540, deux écoles de pensée s'affrontent. Le camp du progrès tient que la graphie doit suivre la prononciation, le son commandant strictement à la lettre. Les réformateurs renaissants fréquentent les imprimeurs, qui usent de caractères ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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