Lorenzaccio collabo

Lorenzaccio collabo

Antoine Billot

Si le Lorenzaccio d’Antoine Billot n’était qu’un brillant exercice de style, ce serait déjà très bien. Mais ce qui court dans l’esprit de son lecteur admiratif, c’est l’impression d’un secret. La belle collection de J.-B. Pontalis, « L’Un et l’Autre », suppose que l’auteur parle d’un autre écrivain ou d’un personnage. Billot, qui n’en est pas à son coup d’essai dans la même collection, il a déjà donné, entre autres, un Wittgenstein, un Monsieur Bovary, a choisi Lorenzaccio, pourquoi pas. Musset est dans un creux de vague ; c’est intrigant de le voir resurgir. Billot en tire un palimpseste : il écrit, comme par-dessus la pièce de Musset, en restant non seulement fidèle à sa construction mais à mille autres détails, l’histoire de Lorenzaccio, non plus dans la Florence des Médicis gouvernée par l’Allemagne de Charles Quint, mais dans la France de 1943 occupée par l’Allemagne de Hitler. Sa transposition fonctionne à merveille, surtout dans son évocation du mal. Le person ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.