L'opéra zola

L'opéra zola

Dans un entretien paru dans la presse en 1891, Émile Zola avouait avoir colporté l'idée qu'il n'aimait pas la musique. Il le regrettait. Car son oeuvre prouve le contraire. Sa contribution à l'émergence d'un courant naturaliste à l'opéra montre à quel point il s'est intéressé à cet art, devenant lui-même auteur de livrets pour le compositeur Alfred Bruneau.

Le 19 février 1897, le programme de l'opéra Garnier annonce Messidor, drame lyrique en quatre actes, du compositeur Alfred Bruneau (1857-1934) d'après un livret d'Émile Zola. L'affaire fait grand bruit à plus d'un titre. On s'étonne, en effet, que l'auteur des « Rougon-Macquart » s'intéresse à l'opéra, lui qui n'a jamais porté une grande attention à la musique, qui n'a jamais laissé de grand texte théorique sur ce qu'il appelle lui-même « l'art des doubles et des triples croches ». Surtout, c'est la forme même du livret qui intéresse les critiques d'art. Zola a choisi d'écrire un livret en ...

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