L'oeuvre au noir

L'oeuvre au noir

Le hasard, qui, disait le mathématicien Cournot, est la rencontre de deux déterminismes, veut que nous présentions, ce mois-ci dans Le Magazine Littéraire, deux thèmes si proches qu'ils pourraient être ces deux entrelacs figurant sur les colonnes manuélines du monastère des Hiéronymites. Un dossier sur le roman policier et un autre sur le peuple, ce grand oublié de la littérature. Non pas que nous réduisions le polar au roman social, chargé de relever tous les dysfonctionnements d'une société en crise. Mais il y a eu, en effet, une époque pas si lointaine où les écrivains pouvaient dormir en paix sous la couette meringuée de leur confort éditorial : d'autres qu'eux s'exerçaient à promener leur miroir sur les bas-côtés du chemin. Le roman noir s'écrivait à l'encre rouge et noire.

Personne ne peut sérieusement douter que le polar soit l'héritier d'une longue tradition. Le peuple, que l'on cache trop souvent dans les caves de la grande et belle maison que l'on nomme « l ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon