L'oeuvre au noir

L'oeuvre au noir

Le hasard, qui, disait le mathématicien Cournot, est la rencontre de deux déterminismes, veut que nous présentions, ce mois-ci dans Le Magazine Littéraire, deux thèmes si proches qu'ils pourraient être ces deux entrelacs figurant sur les colonnes manuélines du monastère des Hiéronymites. Un dossier sur le roman policier et un autre sur le peuple, ce grand oublié de la littérature. Non pas que nous réduisions le polar au roman social, chargé de relever tous les dysfonctionnements d'une société en crise. Mais il y a eu, en effet, une époque pas si lointaine où les écrivains pouvaient dormir en paix sous la couette meringuée de leur confort éditorial : d'autres qu'eux s'exerçaient à promener leur miroir sur les bas-côtés du chemin. Le roman noir s'écrivait à l'encre rouge et noire.

Personne ne peut sérieusement douter que le polar soit l'héritier d'une longue tradition. Le peuple, que l'on cache trop souvent dans les caves de la grande et belle maison que l'on nomme « l ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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