L'œil de la biche

L'œil de la biche

La notoriété de Feydeau efface à tort le talent de ses contemporains, et au premier chef celui de l'auteur de La Poudre aux yeux.

Feydeau est à la mode. Il n'est pas de saison où une compagnie d'amateurs ne reprenne On purge bébé !, Occupe-toi d'Amélie ! ou La Dame de chez Maxim ; quand ce n'est pas le cinéma qui s'empare du Dindon. Le nom du dramaturge est devenu à lui seul le synonyme du vaudeville et du boulevard. Qu'importe. Il faut que les portes claquent, que les adultères se consomment, que les cocus soient ridicules. Notre époque se reflète dans le matérialisme de Feydeau, dans son cynisme - ou du moins dans ces antivaleurs qu'elle projette sur lui, car il a des finesses qu'on se garde bien de mettre en relief. C'est son versant hystérique qui a gagné la partie. Le mouvement trépidant qu'il imprime fascine par sa frénésie d'apocalypse. C'est l'auteur de la fin d'un monde.

Je suis injuste. Comme toute personne normalement constituée, j'ai hurlé de rire en voyant des rombières lever la jambe pour imiter la Môme Crevette. Je ne voudrais pourtant pas que ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.