l'objetLE CAMPING-CAR

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Non, le combi VW n'est pas mort. L'écrivain et historien Ivan Jablonka réhabilite l'engin qui a forgé son enfance et lui a donné le goût de la liberté.

Dans Les Mots (1963), Jean-Paul Sartre écrivait que « son lieu naturel », fixé par l'enfance, était un « sixième étage parisien avec vue sur les toits ». « Moi, c'est le camping-car qui m'a préservé de la parisianité, de la satisfaction haussmannienne, de la connivence entre les élites », rétorque avec malice l'historien Ivan Jablonka dans son singulier essai En camping-car. L'auteur de Laëtitia (prix Médicis 2016) y dresse une touchante réhabilitation intellectuelle de ce « camion farfelu » - un combi VW T2 blanc - avec lequel il parcourut enfant la Californie, l'Europe ou les pays méditerranéens avec famille et amis. De loisir souvent estampillé « beauf », documenté à l'overdose par les émissions de type « Zone interdite » sur M6, le camping-car devient ici un objet littéraire. Quelque part entre une mythologie post-Barthes et une variation des Autonautes de la cosmoroute (1983), de Julio Cortázar et Carol Dunlop. « J'ai grandi dans le camping-c ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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