Littérature, foot et dégoût

Littérature, foot et dégoût

Auteurs britanniques et... belges - lire le récent opus de Jean-Philippe Toussaint (1) - ont su écrire de (très) belles pages sur le foot, cet amour, cette passion, ce syndrome universels.

L'an passé, David Peace, célèbre pour ses romans policiers, publiait une merveilleuse biographie (2) romancée de Bill Shankly, un entraîneur de légende qui, plusieurs décennies durant, dirigea les « Rouges » de Liverpool. Du foot, mais pas seulement: l'histoire d'une ville ouvrière qui se déglingue sous les assauts frénétiques et répétés de la mondialisation néolibérale. Un massacre sous forme d'apocalypse. Le seul recours de ces working class heroes assommés ? Leur équipe de foot, leur idole, Kevin Keegan, et un chant entonné à pleine voix: You'll Never Walk Alone («Vous ne marcherez jamais seuls»). La Grande-Bretagne d'hier, celle des Beatles, des Rolling Stones et des Kinks, mais aussi celle des trade unions tout-puissants.

La France du foot, même si elle n'est qu'une pâle copie de la mythologie britannique, a elle aussi été longtemps accro à son équipe d'origine prolétarienne, celle qui, par ses origines et son histoire, était liée aux combats e ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Jean Starobinski (© Gallimard)

Jean Starobinski
Hommage à ce grand théoricien de la littérature

Sondage IPSOS