Ross Macdonald

Ross Macdonald

LE « SAINT-ESPRIT » DU POLAR

Dans les années 1950, les traductions en français de ses romans, édulcorées ou écourtées, avaient sapé son style tout en nuances. Justice est aujourd'hui rendue à l'auteur de Cible mouvante, qui, avec Hammett et Chandler, compose la « Trinité » du roman noir.

La vie de Ross Macdonald me fait penser à celle d'Oliver Gant, le héros de Thomas Wolfe (Aux sources du fleuve), en ce qu'elle condense, à elle seule, une partie de l'histoire de l'Amérique ou de la littérature, c'est souvent la même chose. Ce qui tient, dans l'existence de Macdonald, le rôle de la pierre dans laquelle Oliver rêve de sculpter une tête d'ange, c'est l'encre d'imprimerie. L'encre est une constante dans sa vie. « Prédisposition fatale aux mots », dit-on, pour le jeune Kenneth Millar, qui ne s'appelait pas encore Macdonald. Son grand-père, John, immigré écossais débarqué dans l'Ontario, avait fondé le Walkerton Herald, dont la carrière dura plus d'un siècle. Son père, Jack, reprit un mensuel à Greenwood, en Colombie-Britannique, et créa son propre journal à Granum, en Alberta. On dit même qu'il publia trois autres journaux avant sa quatrième année de mariage. Mariage qui ne tint pas longtemps. Il avait courtisé Annie Moyer en 1909 en lui lisant des poè ...

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