Lionel Duroy, le naufrage en héritage

Lionel Duroy, le naufrage en héritage

C'est dans une chemise cartonnée étiquetée « Autobiographie » que Lionel Duroy a rassemblé la matière du Chagrin - mais, comme pour son premier roman, publié il y a tout juste vingt ans, il a pris soin de maquiller le réel. Les Guidon de Repeygnac dont Priez pour nous retraçait la débâcle sont devenus les Dunoyer de Pranassac, et l'on retrouve William, sa grande fratrie, ainsi que leur Toto de père. Et toujours ce projet cathartique de reconstituer l'itinéraire familial. Ce pari fou de l'écriture pour corriger, petit à petit, les drames de l'enfance et la violence des structures mentales qui l'ont façonnée. Au hasard d'une photo, d'un souvenir ou d'un vieux cahier, il rattrape tant qu'il est encore temps les scènes fondatrices qui l'ont mené à ce qu'il est : la maladie de son frère aîné en Tunisie, la prise de conscience du racisme de ses parents, l'expulsion de leur appartement de Neuilly pour un taudis dans une cité ouvrière. Et puis l'expérience de la marge et de la détresse qui ...

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