L'immoraliste et sa dame de coeur

L'immoraliste et sa dame de coeur

Une amitié amoureuse lia jusqu'à la fin André Gide et Maria Van Rysselberghe, surnommée la Petite Dame et future grand-mère de la fille de l'écrivain. Leur correspondance est enfin publiée.

Après les volumineuses correspondances d'André Gide avec nombre d'intellectuels contemporains, voici plus de huit cents lettres parmi celles qu'échangèrent l'écrivain et Maria Van Rysselberghe, la Petite Dame, qui fut sans doute pendant un demi-siècle sa confidente la plus proche, et cela bien avant qu'elle ne devînt, par le hasard du sort, en 1923, la grand-mère de Catherine Gide, la fille de sa fille Élisabeth. Que la correspondance présente des lacunes, nous le savons par la Petite Dame elle-même, qui un jour de 1925 a oublié dans un taxi parisien tout un cahier de ses notes et les lettres de Gide des trois années précédentes. Puis, à partir de 1928, Gide et la Petite Dame ont occupé des appartements contigus au 1 bis, rue Vaneau ; les échanges se firent donc quotidiens, les lettres plus longues pendant les périodes d'absence.

Gide et la Petite Dame s'étaient connus peu avant le tournant du siècle chez Francis Viélé-Griffin. Les Rysselberghe venaient de quitter la ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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