L'imagier des mots

L'imagier des mots

Le livre illustré est un monde à part. Neuf fois sur dix, il est l'affaire d'éditeurs qui restent en dehors des circuits de diffusion habituels et d'artistes que le grand public connaît peu ou très mal. C'est vrai de nos jours, ce l'était hier déjà, à l'époque de ceux qui lui ont conféré en France ses plus belles lettres de noblesse et en tête desquels figure, sans con-teste, Jean-Emile Laboureur.

Né à Nantes en 1877 et décédé à Pénestin en 1943, Laboureur a consacré en effet l'essentiel de son oeuvre à l'illustration. On lui doit ainsi soixante-quatorze séries de gravures et de dessins pour des livres ainsi que des dizaines de vignettes et de frontispices. Encouragé dès ses débuts au Salon d'Automne par Apollinaire lui-même et par Roger Allard, un des premiers défenseurs du cubisme, Laboureur ne s'est, semble-t-il, presque jamais trompé dans ses choix littéraires, même s'il lui est arrivé aussi, pour diverses raisons, d'illustrer des textes d'auteurs de second rang, pass ...

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