L'idole de la désillusion

L'idole de la désillusion

Avec Baudelaire, le solitaire de Francfort a été la figure tutélaire de la vague décadente des années 1880-1900.

Dans son conte Auprès d'un mort (1883), Maupassant le présentait comme « le plus grand saccageur de rêves qui ait passé sur la terre » - dans sa bouche, un hommage. Dans À rebours (1884), Huysmans faisait de son personnage Des Esseintes un « héros » à sa manière, fuyant l'ennui dans la recherche de plaisirs esthétiques sans cesse renouvelés. Même Zola ne put s'empêcher dans La Joie de vivre (1884 également), conçue au départ comme une critique du décadentisme, de lui donner en partie raison : la figure de Schopenhauer a été centrale dans la littérature et les arts de la fin du XIXe siècle français. Une influence qui ne fut pas celle de sa « doctrine » au sens propre. Si Théodule Ribot publiait dès 1874 une introduction à La Philosophie de Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation dut attendre 1886 pour être traduit en français. Ce sont les « à-côtés » de sa vision du monde et ce que l'on projet ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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