L'horreur est humaine !

L'horreur est humaine !

Trois romans d'épouvante venus d'Amérique du Nord viennent nous prouver l'efficacité redoutable du genre. Une exploration du mal entre polar, fantastique et effroi.

On la relègue dans les marges, on la croit réservée aux lecteurs bas du front, pourtant la littérature d'épouvante est plus exigeante que la simple fiction : elle ne demande pas seulement au lecteur de suspendre son incrédulité pour croire en ce qu'on lui raconte, elle lui demande de croire en ce qu'il sait ne pas exister et d'y mettre assez d'intensité pour en avoir peur. La logique voudrait que, en ces temps qui consacrent le témoignage ou les fictions rosâtres propres à remonter le moral des ménages, cette littérature issue des contes effrayants d'autrefois approchât de son extinction ou mutât en épouvante réaliste et policière, avec tueur en série hyperbolique en guise de monstre. C'est ce qui se passe en France. Mais, en Amérique du Nord, il n'en est rien.

Trois livres d'épouvante nous arrivent de là-bas, avec leur l'attirail de démons, d'enfants ensorcelés et de chasseurs lancés sur leur piste. Stephen King, roi du genre, écrit un faux polar qui commence comme du Mich ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard