L'homme qui a vu le cachalot

L'homme qui a vu le cachalot

En 1820, le baleinier Owen Chase essuie avec son équipage les assauts d'un cachalot fou de rage et doit recourir au cannibalisme pour survivre. Son témoignage a sans nul doute nourri Moby Dick.

« J'ai perdu non seulement le peu que j'avais hasardé, mais également ma situation et toute perspective de l'améliorer. [...] L'espoir d'obtenir une forme de rémunération en livrant au monde un court récit de mes souffrances justifie donc que je prie le public de faire preuve à l'égard de mon récit de la plus grande attention. » Ces propos en forme de complainte de SDF dans le métro servent de préambule au Récit de l'extraordinaire et affligeant naufrage du baleinier Essex (1821), d'Owen Chase. Ils ne sont pas mensongers : ceux qui entameront ce texte le liront jusqu'à son terme avec la plus grande attention.

Ce journal de bord est écrit à la première personne du pluriel, sans doute parce que l'auteur ne se considère que comme le scribe de l'équipage. Il conte la véridique tragédie de l'Essex, baleinier parti du port de Nantucket, armé pour une campagne de deux ans, qui fut mis hors d'usage le 20 novembre 1820 au milieu du Pacifique, fracassé par les assauts ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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