L'homme qui parlait aux araignées

L'homme qui parlait aux araignées

Vingt-trois ans après la parution de son premier recueil, Kosmokrim, Jacques Barbéri récidive avec un ensemble de dix-sept nouvelles qui témoignent de son talent à révéler le plus profond de ses rumeurs intimes. Par rumeur intime, j'entends cette capacité à convertir ses rêves, ses hantises, ses obsessions en une matière littéraire sombre, fiévreuse qui coupe court à tout rapprochement avec l'autofiction. À ces fins, Barbéri ne s'embarrasse d'aucun préjugé. Il traite de la S.F. comme s'il s'agissait du fantastique et vice versa, brasse les genres avec virtuosité.

Tantôt brutale, tantôt complexe et raffinée, inventive surtout, son écriture donne une vraie réalité à ses histoires qui frôlent les délires du sommeil artificiel. Par leur aspect organique et viscéral, par le caractère déjanté de ses personnages en dérive dans un univers où les apparences sont trompeuses et leurs conséquences improbables, ses nouvelles sont autant de flashs sur l'inconscient. Mais les araignées psyc ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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