L'homme, cette bête curieuse

L'homme, cette bête curieuse

Un essai qui tente de trouverun moyen terme entre animalisme et humanisme.

Décidément, pas de frontière sans conflit. À celle qui sépare l'homme de l'animal, un violent affrontement fait rage depuis plus d'une décennie entre les animalistes, qui veulent l'abolir, et les humanistes, qui veulent la conserver. Après L'Animal que je ne suis plus (2011), Étienne Bimbenet renouvelle sa proposition pour une pensée à califourchon. Selon lui, il y a bien une différence entre homme et animal, mais on ne pourra pas la concevoir tant que l'on voudra - pour diverses raisons - méconnaître le travail de subjectivation à l'oeuvre dans la vie.

En critiquant le zoocentrisme comme le symptôme d'une biologisation de l'homme cherchant vainement à récuser ce qu'enseignent les sciences sociales - au pis, comme « l'expression d'un progressisme déflationniste réduisant le vivre-ensemble humain à une coexistence de vivants atomisés » -, le philosophe propose un « anthropocentrisme élargi », fondement d'une nouvelle manière de concevoir la cause animale : sans illus ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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