L'heure du thé

L'heure du thé

Conversations entre une vieille dame indigne et une jeune étudiante à la dérive. Des histoires sur le mirage du rêve américain pour tenter de s'endormir.

Si le rêve américain n'est jamais qu'un rêve, le great American novel en est une dérive fantasmatique, un symptôme entretenu par une littérature de l'espace et du temps, mythes et héros en perfusion, bruit et fureur. L'Écossais John Burnside répond à cette tradition par le contre-pied d'un échange à l'heure du thé, calme, apaisant, dans lequel les histoires sont prises pour ce qu'elles sont : peut-être des vérités, peut-être des mensonges, en tous les cas des manières d'éclairer le monde et de réussir à s'endormir. Comme dans le récent Je m'appelle Lucy Barton d'Elizabeth Strout (Fayard), deux femmes discutent et, l'air de rien, des images se projettent sur leurs silhouettes. Ici, guerre du Vietnam, mouvement des Black Panthers, les États-Unis des sixties et des seventies racontés par Jean, dame âgée et solitaire, à Kate, jeune visiteuse venue « comme l'enfant attiré, malgré lui, jusqu'à la maison de la sorcière dans un conte de fées ».

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