L'héritage des Lumières

L'héritage des Lumières

De gauche, de droite, sinon même d'extrême droite, on ne compte pas aujourd'hui les mouvements politiques qui se réclament des Lumières. Les uns s'en servent comme du symbole d'un progrès scientifique et moral supposé continu et « globalement positif » ; les autres en retiennent une ode à la liberté d'expression, qui, sous couvert d'un combat de la raison contre les « fanatismes », dérive vers la réaffirmation d'une supériorité prétendue des valeurs occidentales sur les autres. Pour l'historien Antoine Lilti, cette ambivalence reflète, par-delà les inévitables manipulations, les tensions qui traversaient les Lumières historiques. Sur la question de l'universalisme, celles-ci furent à la fois « eurocentrées » et anticolonialistes. Elles voyaient dans « le doux commerce » un élément moteur de la « Civilisation », qu'elles identifiaient à la nôtre ; mais, de cette dernière, elles mirent en question, chez Rousseau et dans les notations ajoutées par Diderot à l'Histoire des deux Inde ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé