L'exécutante

L'exécutante

Buenos Aires, 1982. La junte militaire est au pouvoir, la guerre des Malouines s'engage. Mais rien du monde extérieur ne semble pouvoir atteindre le Colegio Nacional où l'on forme l'élite de la nation. Une discipline de fer y règne, sous la férule de l'inquiétant M. Biasutto. Une jeune surveillante, Maria Teresa, est chargée d'appliquer ses consignes à la lettre, traquant la moindre velléité d'indiscipline de la part des élèves. Martín Kohan poursuit ici son travail sur les années de dictature en Argentine, entrepris avec Dos veces junio. Né en 1967, il appartient à la deuxième génération des auteurs argentins abordant ce sujet, intégrant aussi bien des souvenirs personnels que la mémoire collective. Le collège peut ainsi se lire comme la figure métonymique du pays tout entier, et l'innocente Maria Teresa comme l'un de ces rouages nécessaires au fonctionnement de toute dictature. D'exécutante docile elle devient peu à peu agent actif de la répression. Ainsi surveille-t-elle les élèv ...

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NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon