Lever les yeux au ciel

Lever les yeux au ciel

L'une après l'autre, les utopies politiques se sont effondrées. Où que porte notre regard se dessine le morne horizon d'une pensée sans profondeur de champ, et encore moins de profondeur de temps. L'avenir meilleur des libéraux s'est dégradé en un réalisme désolant, sans autre ambition que sa propre reproduction. L'utopie sociale-démocrate supposait la fin des inégalités, aujourd'hui noyée dans le culte de l'efficacité économique. Celle des communistes a sombré dans le socialisme au quotidien et les tracasseries bureaucratiques. Ni avenir ni idéal. Même les démocrates-chrétiens si prompts à se ressourcer dans leur foi lisent le passé plutôt que l'avenir. Seules les grandes dystopies se dressent encore dans le paysage désolant des faillites idéologiques. Ces utopies négatives stimulent encore les partis qui se nourrissent de la peur de l'avenir et des inquiétantes perspectives de la société du risque et de l'apocalypse. Les dystopies soutiennent aussi bien le discours des Verts, pour ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes