Lever les yeux au ciel

Lever les yeux au ciel

L'une après l'autre, les utopies politiques se sont effondrées. Où que porte notre regard se dessine le morne horizon d'une pensée sans profondeur de champ, et encore moins de profondeur de temps. L'avenir meilleur des libéraux s'est dégradé en un réalisme désolant, sans autre ambition que sa propre reproduction. L'utopie sociale-démocrate supposait la fin des inégalités, aujourd'hui noyée dans le culte de l'efficacité économique. Celle des communistes a sombré dans le socialisme au quotidien et les tracasseries bureaucratiques. Ni avenir ni idéal. Même les démocrates-chrétiens si prompts à se ressourcer dans leur foi lisent le passé plutôt que l'avenir. Seules les grandes dystopies se dressent encore dans le paysage désolant des faillites idéologiques. Ces utopies négatives stimulent encore les partis qui se nourrissent de la peur de l'avenir et des inquiétantes perspectives de la société du risque et de l'apocalypse. Les dystopies soutiennent aussi bien le discours des Verts, pour ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé