Leurre du crime

Leurre du crime

L'épouse de monsieur Meyer est morte. L'inspecteur Costa aux faux airs de Colombo enquête, et en profite pour mettre à jour la noirceur du monde.

Pour son dix-huitième roman, Yves Ravey nous emmène, sans le dire, en Californie et, en le cachant pour de bon, dans un épisode de l'inspecteur Colombo. Cette histoire pourrait tout aussi bien se passer dans le Jura, mais là, le lecteur ne connaît pas le nom de l'assassin dès le prégénérique. D'ailleurs, ici, Colombo s'appelle Costa. Et la présentation du livre qui figure sur la couverture est mensongère, elle est écrite à la troisième personne, évoque ce monsieur Meyer « qui se plie aux interrogatoires de l'inspecteur, ce qui n'est pas de tout repos, d'autant qu'il n'est pas dupe », alors que tout le livre est écrit à la première personne, par ce monsieur Meyer lui-même. Personne n'est dupe.

Voyez plutôt les premières lignes où tout est dit : « J'ai revu Kowalzki au bord du précipice, le jour où la voiture de Tippi est sortie de la route. Il contemplait le vide, l'air hagard. Je connaissais bien Kowalzki. Sa profession, agent d'assurances à la compagnie Pacific, mais aussi d ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard