Lettre à l'homme qui ne m'aime pas

Lettre à l'homme qui ne m'aime pas

Un roman en vers, cela ne s'était pas vu depuis longtemps. Curiosité littéraire ? Erotique sous pseudo ? Au vu du titre, il s'agit évidemment d'une lettre de reproches - ah ! les hommes -, mais même la Religieuse portugaise s'exprimait en prose. Il est vrai qu'à son époque, les turpitudes sexuelles étaient relatées en termes moins crus. Mais, plus enveloppés, n'étaient-ils pas plus forts ? L'homme à qui s'adressent ces reproches est un notable du barreau, célibataire endurci. Ce sont les plus redoutables. La femme a commis la maladresse d'assister à une scène de sa vie publique : un procès. Il la rejette. C'est pire que l'avoir trompée. « Vous étiez mon meilleur ennemi », crie-t-elle, désespérée. Doit-on juger ce livre sur le plan du roman ou sur celui de la poésie ? Celle-ci, tout en imprimant un rythme original, est très fonctionnelle, donc souvent prosaïque. Cela tient de l'imprécation plus que du poème. Il y a néanmoins quelques trouvailles fort belles, et les séquences

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé