L'esprit et la lettre

L'esprit et la lettre

La correspondance complète du poète Stéphane Mallarmé révèle un homme généreux, dépouillé de tout hermétisme.

« J'ai environ vingt lettres à écrire par mois, ou trente. Je les remets chaque jour ; ce sont des plaies qu'il faut rouvrir », écrit Mallarmé à son ami Henri Cazalis, en 1864. Se souvient-on de l'époque des lettres, de leur rituel social, de leur astreinte ? Que ferait l'histoire littéraire privée de tels témoignages ? Reprenant en un volume d'environ deux mille pages, 3 331 lettres, les onze de l'ancienne édition, en y ajoutant nombre d'inédits, la correspondance de Mallarmé donnée par Bertrand Marchal est un trésor. De la première lettre d'un Stéphane âgé de 12 ans écrivant à son « cher papa » jusqu'à une lettre écrite à la veille de sa mort (« Brûlez [mes notes] : il n'y a pas là d'héritage littéraire, mes pauvres enfants »), Mallarmé se dévoile dans des écrits toujours limpides, qui tranchent avec l'hermétisme des poèmes.

Du biographème à une lettre bouleversante de tendresse à son fils Anatole, qui mourra à 8 ans, en passant par les billets à sa maîtresse de coeur Méry ...

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