Les zoos humains, ou l'inconscient refoulé de l'histoire

Les zoos humains, ou l'inconscient refoulé de l'histoire

Il est difficile de concevoir que la pratique des « zoos humains », née dans les années 1830 en Europe et aux États-Unis, se soit perpétuée jusque dans les années 1930. Les grandes expositions coloniales de Marseille en 1922, de Glasgow en 1925, de Paris en 1931 et même de Porto en 1941 proposaient des villages itinérants et « ethniques » où se trouvaient exhibés des « sauvages » reclus dans leurs habitations artificielles la journée, sous le regard de la foule, et présentés le soir sur la scène des cabarets.

Le mérite de Zoos humains, De la vénus hottentote aux reality shows , consiste à extraire de la ténèbre du refoulement une pratique hautement signifiante. Dans une confusion entre science et spectacle, connaissance ethnographique et divertissement, le zoo humain révèle l'inconscient occidental. La machine divertissante jette son dévolu, dans un premier temps, sur les phénomènes monstrueux, puis les Indiens, les Lapons, les Eskimos, les Papous... Mise e ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes