Les vertus de la guerre

Les vertus de la guerre

C'est dans le « Chant funèbre pour les morts de Verdun » que Montherlant livre sa pensée, et son rejet de la guerre. Il met l'accent sur les nécessités de mettre les vertus de la guerre au service de la paix. Le propos sucitera bien des malentendus.

Dès La Relève du matin , son premier livre publié à compte d'auteur, en 1920, la guerre est présente : « Je me souviens de ce salut de Pâques, au collège... Les combattants, l'un à côté de l'autre, se tenaient debout devant les hommes et devant Dieu. Depuis qu'ils étaient au front, leurs traits s'étaient durcis et dans les creux remplis de cendre, comme lorsqu'on entend une musique très belle ; leurs yeux s'étaient faits plus grands, comme lorsqu'on est dans les forêts. L'ombre déjà renforçait ces justes sur les confins de la vie et de la mort, déjà libres d'une liberté surnaturelle, incapables de plus jamais décevoir, totalement absous pour le passé et pour l'avenir : déjà fixés comme les statues, purs et perdus comme l'horizon et les astres. »

En 1914, Montherlant a dix-neuf ans. Il s'engagera en 1916 et sera blessé en juin 1918. « Il a beaucoup menti sur sa guerre », diront plus tard quelques mauvaises langues. On verra que cette opinion est malvei ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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