Les stoïciens le bon usage des passions

Les stoïciens le bon usage des passions

Du stoïcien, on garde souvent l'image du sage dressé, dents serrées et menton haut, contre les coups du sort. Qu'on lui casse la jambe ou qu'on ordonne son « suicide », le voilà qui répond « stoïquement » par l'exercice héroïque de sa volonté. Image simple, trop simple, qui nous fait oublier l'essentiel : la force d'une pensée systématique où l'art de vivre n'avait de sens qu'intégré dans une logique et une physique ; sa rigueur surtout, et sa capacité à creuser au plus profond les difficultés que portent ses principes : qu'est-ce qui m'est « propre » ? qu'est-ce que la nature et la raison ? comment « passer » de nos premières tendances à la sagesse ? Faut-il ou non s'engager dans la cité ? Questions toujours brûlantes et dont on va voir qu'elles ont nourri jusqu'aujourd'hui la réflexion des philosophes, mais aussi plus généralement de tous ceux qui ont cherché à faire du « souci de soi » le moyen le plus sûr de la découverte du monde.

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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