LES SANS-DIEU

LES SANS-DIEU

Il y a autant de manières de nier l'existence de Dieu qu'il existe de courants religieux. Celui qu'on appelle le « prince des athées », Bento de Spinoza, a solidement argumenté contre le Dieu des religions - un Dieu créateur, roi de l'univers et législateur de la nature -, mais ce combat n'était, à ses yeux, que la conclusion d'une démonstration selon laquelle « Dieu existe nécessairement » (Éthique, I, 11). Nietzsche, au contraire, en annonçant la mort de Dieu, rejette cet Être immuable et infini et y substitue des multiplicités en devenir qui ne se laissent ni fixer ni réduire à l'unité. Il devient impossible de concevoir la vérité absolument, c'est-à-dire telle qu'elle doit être théoriquement pour Dieu. La mort de Dieu désigne donc moins pour Nietzsche la fin de la croyance en l'Être infini que l'explosion de la vérité et le refus de l'univocité de l'existence. Pourtant, Albert Camus aura tout à refaire : en affirmant ...

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