Les racines enchevêtrées

Les racines enchevêtrées

Lídia Jorge invoque sur un mode polyphonique les multiples strates du XXe siècle portugais, en privilégiant le regard des femmes sur une société patriarcale, d'abord figée puis tourmentée.

Lídia Jorge est l'une des figures majeures de la littérature portugaise, auteur d'une oeuvre importante qui, à ce jour, compte pas moins de dix romans, quatre recueils de contes, une pièce de théâtre, deux livres pour enfants et un essai. Née en 1946 à Boliqueime, dans le sud du Portugal, elle fréquente le lycée de Faro avant de poursuivre des études à la faculté des lettres de Lisbonne. En 1969, elle accompagne son premier mari dans les colonies portugaises, où se déroulent, depuis 1961, les guerres d'indépendance. De retour au Portugal, elle enseigne pendant quelques années, avant de se consacrer entièrement à l'écriture.

Petite-fille de paysans, elle reçoit d'un arrière-grand-père une malle de livres qui constituent la nourriture essentielle de son adolescence. Lorsqu'elle évoque sa formation littéraire, l'écrivaine cite Pessoa, figure incontournable dans l'espace littéraire portugais. Cependant, au long de son parcours, elle s'éloigne de l'héritage pessoen, choisissant de ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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