Les profondeurs de l'écriture

Les profondeurs de l'écriture

C'est un joli bateau, un canot breton, peint d'un vert plus sombre et plus épais que l'herbe sur laquelle il est posé. Si bien astiqué que l'on dirait un jouet neuf, sauf qu'à l'intérieur de l'eau croupie commence à s'amasser vers la proue. Ou peut-être vers la poupe ? Il faudrait vérifier. La coque a une forme sensuelle, à la fois effilée et renflée, douce comme un ventre d'oiseau. C'est fou ce que les hommes savent faire de belles choses ! Des ponts, des murs, des bateaux... Ce canot, Hubert Mingarelli l'a construit, en a ajusté les bancs de nage, rivé les taquets pour les rames, posé l'horizon. Il ne manque que le mât.

D'ici, on ne voit pas la mer. On voit le ciel et des nuages qui viennent se taillader sur des pics, on voit des pentes adoucies par un couvert d'arbres, d'autres ravinées de roches nues et de coulées de neige. À mille mètres d'altitude et à une heure de Grenoble, le jardin s'étire sur une terrasse en creux des Alpes. Le canot sert pour aller caboter, musarde ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé