Les prix littéraires, une exception française ?

Les prix littéraires, une exception française ?

Alors que s'ouvre la saison des prix, et que le Goncourt fête ses 110 ans, deux livres éclairent cette tradition à la fois littéraire et commerciale.

Chaque année, d'août à novembre, la saison littéraire prend son essor. Les auteurs, à qui l'on octroie rarement ce privilège, se retrouvent à la une des médias, des flopées de journalistes attendent devant le restaurant Drouant le verdict des jurys du Goncourt ou du Renaudot. Cette folie des prix est-elle une exception culturelle française ? Les États-Unis ont bien le Pulitzer et le National Book Award, l'Allemagne le Deutscher Buchpreis, et l'édition japonaise fonctionne en grande partie grâce aux prix et aux concours littéraires, mais, hormis peut-être le Booker Prize britannique, aucune de ces récompenses ne rencontre autant d'échos que notre Goncourt. En 2008, le Guide des prix et concours littéraires de Bertrand Labes (éd. du Rocher) recense plus de deux mille récompenses décernées chaque année en France par des institutions publiques ou privées, des académies, des associations, ou même des individus. Avec cela, nous remportons de très loin la palme des plus grands dis ...

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Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé