Les oeufs de la mouche

Les oeufs de la mouche

« La mouche » a été phagocytée par le cinéma. L'auteur de la nouvelle se révèle un maître méconnu.

L'Anti-Monde : c'est dans ce territoire limbique qu'avait disparu George Langelaan. Méconnu, l'écrivain franco-britannique fut victime de son succès et absorbé par le cinéma : les deux adaptations de sa plus célèbre nouvelle, « La mouche », ont relégué son nom dans un arrière-plan confidentiel. Injuste destin, mais en adéquation avec sa science-fiction larvée, comme tapie dans les replis d'un quotidien anodin. Alors que la SF classique bombe souvent le torse pour faire valoir son harnachement techno-scientifique, George Langelaan la fait circuler sous le manteau de l'ordinaire.

Pas de conquête spatiale ou de batailles intergalactiques dans les Nouvelles de l'Anti-Monde, qui s'ouvrent d'ailleurs avec « Le miracle », un conte moral (tout juste) fantastique dans lequel le protagoniste transpire la médiocrité : VRP rondouillard et roublard, il simule une paralysie des jambes après un accident de train pour toucher une indemnité ; mais sa fourberie aura un coût. Les autre ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon