Les mots de passe d'un visionnaire

Les mots de passe d'un visionnaire

Grand lecteur, le cinéaste cosigne avec sa compagne un premier roman. Rencontre avec un colosse.

il est là et las, comme toujours, cuirassé dans sa parka gris sable, solidement campé dans son fauteuil, rhinocéros confusément excédé vous jaugeant avec ses yeux de quartz. Brian De Palma n'est pas connu pour être le cinéaste le plus commode en interview, et c'est un euphémisme. Cette fois-ci pourtant il y a comme une tranquillité, une bienveillance dans la récalcitrance. Il n'a pas de film à promouvoir, et il répond aux côtés de sa compagne, Susan Lehman, ancienne journaliste au New York Times, avec qui il cosigne Les serpents sont-ils nécessaires ?, son premier roman, un polar badin.

Susan Lehman connaît la mécanique de l'interview, met du liant, détend la bête revêche. C'est aussi qu'à 77 ans De Palma sait qu'il a eu tout bon. Au fil de sa carrière, il a pu parfois être réduit, surtout aux États-Unis, à un formalisme outré ou à une virtuosité rococo - exacerbée dans le bling-bling orgiaque et suicidaire de Scarface. C'était man ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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