Les Misérables

Les Misérables

Fin connaisseur des révolutions, Éric Hazan note que Hugo n'a pas toujours été du côté du peuple, mais qu'il a développé sa fibre sociale au fil des ans.

aux aguets, tendu comme un arc, Éric Hazan, 81 ans, n'a rien perdu de son dynamisme subversif ni de sa foi en des lendemains qui chantent. Ancien chirurgien du coeur, il fut un soutien actif au FLN pendant la guerre d'Algérie et à la cause palestinienne depuis la guerre des Six Jours (il a mis ses compétences médicales à son service en pleine guerre, à Beyrouth, en 1975). Il a dirigé ensuite pendant quatorze ans les éditions Hazan, spécialisées dans les livres d'art et fondées par son père ; il en démissionne après le rachat par Hachette, tant lui insupportait la stratégie d'un groupe plus préoccupé par les chiffres de vente que par la qualité des ouvrages produits. En 1998, il fonde La Fabrique, petite structure dont la ligne directrice consiste, dit-il, à « dissiper le malheur ambiant ». Des locaux de 40 m2, quatre salariés : la maison, qui édite des textes politiques et de sciences humaines aussi exigeants que passionnants, jouit d'une aura inversement proportionnelle à ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon