Les maestros du quiproquo

Les maestros du quiproquo

Bernstein, Bourdet, Guitry, Barillet et Grédy, Dorin et Camoletti... Zoom sur ceux qui ont donné ses lettres de noblesse à un théâtre qui n'a jamais rougi de s'adresser à tous les publics.

Henry Bernstein (1876-1953)

Flamboyant et irascible - ses duels à l'épée sont restés célèbres -, honni et applaudi à la fois, directeur du Théâtre du Gymnase puis des Ambassadeurs, Henry Bernstein est la figure de proue du boulevard sérieux, dans la lignée de Dumas fils, Porto-Riche ou Henry Bataille.

Dans ses premières pièces - Le Marché (1900), La Rafale (1905), La Griffe (1906) - Bernstein recherche l'effet, le coup de poing. Il mêle la critique sociale - ses cibles sont les bourgeois parvenus, les politiciens véreux, les femmes vénales - et la peinture d'âmes malades, épuisées par leurs pulsions et leurs désirs. C'est un théâtre en tensions et en paroxysmes, mais aussi en silences et non-dits. À partir du Secret (1913), Bernstein s'oriente vers une analyse plus nuancée et délicate de la psyché. La médiocrité coexiste avec des sentiments plus nobles. Dans Mélo (1929), qu'Alain Resnais, après d'autres, porta à l ...

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