Les lumières de la ville

Les lumières de la ville

Libération des corps, invention de machineries à grand spectacle : comment la capitale est devenue reine internationale du plaisir et de la fête à l'orée de l'ère industrielle et de la consommation de masse.

Hormis le cinéma, le music-hall est sans conteste le divertissement le plus prisé au début du XXe siècle. L'image de strass, paillettes et plumes se cristallise au cours des années 1920, durant lesquelles cette forme se fixe et connaît son apogée. C'est aussi un véritable mythe qui s'érige au cours de ces années dites folles, celui d'un loisir bien parisien, luxueux, et fantaisiste, dont les emblèmes sont le Moulin-Rouge, le Casino de Paris, l'Olympia ou les Folies-Bergère.

Vitesse et modernité

Avant le music-hall à grand spectacle, le café-concert et le cabaret ont eu la faveur du public. Ces lieux où l'on vient consommer tout en écoutant des tours de chant ont alors un public populaire, même si de plus grands établissements, destinés à une clientèle plus fortunée, ouvrent à la fin du XIXe siècle : le Ba-Ta-Clan, la Scala ou l'Eldorado. Charles Morton, propriétaire du Canterbury de Londres, aurait inauguré, en 1854, le paiement du droit d'entrée, qui traduit la mé ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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MAI :

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