Les Jardins de la mort

Les Jardins de la mort

Dans l'actuelle génération des auteurs américains de polar, George Pelecanos est d'abord et avant tout le chantre de Washington - un chantre impitoyable qui n'ignore pas que la grande capitale des States abrite de nombreux ghettos où vont et viennent des dealers, des tueurs, des flics pourris, toute une faune de gens miséreux et totalement déboussolés. Et c'est bien ce qui saute aux yeux quand on lit Un nommé Peter Karras, Suave comme l'éternité, Soul Circus ou Hard Revolution.

Le Washington ténébreux et presque invivable, on le retrouve dans Les Jardins de la mort. Comme dans les romans d'Ed McBain, le personnage principal n'est pas ici un individu bien déterminé, mais un groupe, en l'occurrence les membres de la Brigade des Crimes Violents. Ils s'appellent Bo Green, Rhonda Willis, Dan Holiday ou encore Gus Ramone et si en général ils ne considèrent pas leur boulot de policier comme une « vocation », ils le font sans rechigner. Quand bien même chez eux, à la maison, tout n'e ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé