Les imposteurs de la philo

Les imposteurs de la philo

Lorsque deux auteurs non universitaires entreprennent d'attaquer, avec la bénédiction tutélaire d'un intellectuel médiatique (Onfray), d'autres intellectuels médiatiques (Enthoven, Pépin, Glucksmann...), l'attaque - fondée ou infondée, cela importe peu - signale un point de maturité assez vertigineux : la « médiaphilosophie » , entendue comme un mode de discours public, commun à Onfray ou à Enthoven, vient de passer un seuil. Jadis, BHL, Glucksmann père, etc., s'opposaient à des intellectuels d'institution (Deleuze, Foucault, etc.). Aujourd'hui, la médiaphilosophie peut orchestrer elle-même, en toute autonomie, ses propres polémiques. Cette spécificité française est possible parce qu'il existe un public assez lettré pour apprécier ces publications peu techniques, mais trop pressé pour se plonger dans une philosophie plus dense. Moralité : encore un effort si vous voulez être philosophes.

 

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