Les hommes comme ils sont

Les hommes comme ils sont

Issu d'une famille dont la situation frisa plus d'une fois l'indigence, le jeune Anton Tchekhov commença d'écrire comme il racontait. Avec le sens inné de l'observation, du scepticisme, et de l'ironie. Il a vingt ans quand il envoie ses premiers récits à des revues, ce qui fait rentrer quelques roubles dans sa poche ou, au vrai, dans l'économie familiale. Il a déjà campé son monde et son théâtre. Il affinera son trait, mais possède le don : voir les hommes comme ils sont. Lorsqu'il meurt, en 1904, sa gloire est acquise, mais sa vision n'a pas changé. Elle est même parvenue - même sur scène, ce qui est rarissime -, à saisir une sorte d'intemporalité.

Le paradoxe est dans ce réalisme des situations, fussent-elles burlesques ; dans la vérité de figures de comédie, de faux tragique, de bouffonnerie sociale ; dans la verve de dialogues où passent et l'inépuisable bêtise du monde et l'impuissance de la sagesse. « Pourquoi, et comment voulez-vous, disait-il, que mes personnages soie ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé