Les herbes de Provence,

Les herbes de Provence,

Ces herbes-là ne sont pas faites pour saupoudrer délicatement les plats et les embaumer : on les fume. Et elles se vendent très cher, après avoir poussé dans un banal potager de campagne. De même, la Provence n'est pas celle du cinéma, avec santons et tambourins, mais l'austère, faite pour durer des siècles. En somme, celle de Giono, qui peut aussi être tragique. Et c'est en effet un formidable monologue à la Giono que celui du vieil Aimé Manglapan, à qui une jeunesse, Betty, a fait « une révision aux cent mille avec rechemisage des pistons ». Le reste se résume à une intrigue de série B : drogue, argent sale et voyous, mais bien menée. Quelques décharges de chevrotines ici et là et on voit se dresser dans la garrigue cette formidable silhouette de Papet, ou plutôt cet équivalent masculin d'Ennemonde, à qui l'on peut tout juste reprocher de forcer un peu sur l'accent. Et sur le pastis. Mais voilà un roman qui laisse du soleil dans les yeux et de la bonne humeur dans le coeur.

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé