Les gender studies en question

Les gender studies en question

Avec Gender Trouble Trouble dans le genre, Judith Butler déconstruisait la notion de « genre », remettant ainsi en question une partie des théories féministes. Plus de quinze ans après sa parution, cet ouvrage majeur est enfin traduit, et continue à poser problème.

Qu'il puisse y avoir des spécialistes du « Genre » gender studies, chargés de revisiter sous ce point de vue les grands domaines des sciences humaines, suscite en général auprès du lecteur français au mieux une réaction d'amusement condescendant. Énième avatar de cette politique identitaire, qui fait florès outre-Atlantique, et qui, sous couvert de défense des opprimés, s'entend comme personne à faire régner sur les campus la plus insidieuse police des consciences ! Merci bien ! La vieille Europe ne mange pas de ce pain-là ! Pourtant, nos voisins européens n'ont pas attendu, eux, quinze ans pour traduire Gender Trouble de Judith Butler. Ils savent donc, eux, que son but avoué était précisément de subvertir les fondements des politiques « identitaires » Feminism and the Subversion of Identity est le sous-titre du livre. Ils savent, eux, qu'en appeler aux « femmes » ou aux « hommes » sans autre forme d'interrogation est discutable, parce que les frontières des « genres » sont pour le ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard