Les feux de l'amour

Les feux de l'amour

il était une fois un pays qui avait construit des prisons pour enfants parce qu'il n'avait pas trouvé mieux que l'empêchement, l'éloignement, la privation, la restriction, l'enfermement [...] pour essayer de faire de ces enfants-là des adultes honnêtes, c'est-à-dire des gens qui filent droit. » Comme on le voit à cette première phrase, Le Ciel par-dessus le toit, le nouveau roman de Nathacha Appanah, se donne l'ambition programmatique du conte - conte réaliste, sans doute, mais conte quand même, et c'est à la fois ce qu'il y a de bien dans le livre et sa limite. L'histoire est celle d'une beauté autosaccagée et se dévoile de façon faulknérienne - mais un Faulkner pastel, si l'on peut dire, un Faulkner dont la violence panoramique serait réduite à celle d'un paysage français périurbain contemporain - via trois personnages : Loup, un jeune homme qui dort en prison, Paloma, sa soeur, qui a rompu avec la mère, et la mère elle-même, centrale, une femme tatouée, ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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